Deviner l’âge d’un arbre

Pour deviner l’âge d’un arbre, nul besoin de le couper!
Mesurez sa circonférence à environ 1m40 du sol à l’aide d’un mètre ruban. Armez-vous d’une calculatrice pour diviser le résultat par Pi, c’est à dire 3.1416.
Comme tous les arbres ne poussent pas à la même vitesse, multipliez ensuite :
– par 1.5 pour un érable argenté, un orme ou un peuplier,
– par 2 pour les bouleau, pin, érable rouge, chêne et mélèze,
– par 2.5 pour les sapins, hêtre et frêne,
– par 3 pour les arbres qui poussent lennnntement comme le noyer et le chêne rouge.

 

Si par chance vous tombez sur un arbre déjà coupé à sa base, vous pourrez être un peu plus précis et peut-être même connaître son histoire! Cette technique s’appelle la dendrochronologie.

Sur un tronc coupé, on peut facilement distinguer 3 zones : l’écorce, l’aubier (partie vivante du bois, de couleur claire) et le coeur, ou duramen (partie sombre sur laquelle on compte les cernes de croissance). Parfois on distingue aussi la moëlle de l’abre, petite tache blanche au centre des cernes.
Le cambium n’est pas bien visible mais se situe entre l’aubier et l’écorce. Il permet la croissance de l’arbre en été en faisant un cerne de croissance.
Un cerne est constitué de 2 parties :
– une zone claire, qui a été fabriquée durant le printemps et qui contient de nombreux canaux de sèves
– une zone foncée, plus dense et contenant moins de canaux. En effet, le nombre et la taille des canaux diminuent avec la saison.
Pour connaître l’âge du bois, il suffit donc de compter les cernes de croissances pour connaître le nombre de saisons vécues.

La forme du tronc et les déformations des cernes peuvent nous aider à connaître l’histoire de l’arbre.
Exemples :


Cette coupe transversale révèle la croissance fortement excentrique de cet Epicéa. Après avoir poussé bien droit pendant plusieurs années, l’arbre a été courbé par une tempête. En réaction, du bois de compression s’est formé sur la partie droite du tronc pour permettre à l’arbre de se redresser.
Photos: F. Schweingruber

 


L’examen des cicatrices de ce chêne pubescent ont permis de dater l’incendie qui a touché le Monte San Giorgio en 1965. Photo: F. Schweingruber

 

 


Les années chaudes et pluvieuses forment des cernes larges et les années froides et sèches forment des cernes très resserrées. C’est ainsi qu’en comparant les cernes d’arbres de la même espèce mais d’âges différents que des scientifiques ont pu faire un graphique de la météo des années passées!


Sur la même technique, des archéologues peuvent dater des constructions à l’aide du bois de charpente!

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